DerrickMiller

Derrick Miller, étudiant vivant à Tallahassee en Floride.

(TALLAHASSEE, FL) Un vote, c’est un vote. Mais un vote dans un État-clé comme la Floride, c’est un vote encore plus significatif.

« Notre état est un peu comme le baromètre de cette nation, déclare Derrick Miller, un électeur de 22 ans originaire de Perry, en Floride. Le pays nous observe et ça influence la suite des choses. »

Avec 29 votes du collège électoral à l’enjeu, la Floride représente le plus gros butin de tous les swing states, ces États-clés où l’élection va se décider. À la recherche de ces votes cruciaux, Barack Obama et Mitt Romney ont passé depuis quelques jours tout leur temps dans les États-clés comme la Floride.

Le gagnant du Sunshine State s’approchera du chiffre magique de 270 grands électeurs, le chiffre qui mène à la Maison-Blanche.

« Je trouve ça encore plus important de voter ici. Nous sommes un état qui change constamment à cause de l’immigration et je veux que cet état soit républicain le plus longtemps possible », affirme pour sa part Brent, étudiant à l’Université Florida State pour qui ce vote était une première à l’âge de 18 ans.

La Floride est une mosaïque culturelle et politique, à l’image de ce que sont les États-Unis. La démographie y est hétérogène, avec 58% de blancs, 23% de latinos et 15% d’afro-américains. Lors des quatre dernières élections, Républicains et Démocrates se sont divisés également la mise.

« Cet état peut contrôler l’issue de l’élection. On doit voter parce qu’on ne veut pas revivre le fiasco de 2000. », dit Derrick Miller en faisant référence à la controverse entourant l’élection de Georges W. Bush.

Le candidat républicain avait accédé à la présidence suite à des décisions des Cours Supérieures de la Floride et des États-Unis.

« Depuis cinq mois, les deux partis font des pieds et des mains ici pour que les gens s’inscrivent sur la liste électorale », renchérit Andrew Carson, originaire de Miami.

Le Floridien de 22 ans a voté pour Mitt Romney après avoir longuement réfléchi, conscient de la portée de son vote dans cet État-clé. Mais il souhaiterait entendre d’autres voix que celles des Républicains ou des Démocrates.

« J’aurais aimé voir le candidat du Parti Libertarien, Gary Johnson, aux débats présidentiels », avoue-t-il.

Pour sa part, Derrick Miller doute qu’un troisième parti pourra un jour avoir un réel poids politique.

« Notre constitution rend la chose pratiquement impossible, rappelle-t-il. Un candidat a besoin d’une majorité de 50% plus un au collège électoral pour accéder à la présidence. »

Pour l’instant, la Floride restera une lutte à finir entre l’âne et l’éléphant.

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