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(OAXACA) Située entre Mexico au nord-ouest, Acapulco à l’ouest et le Chiapas à l’est, la ville d’Oaxaca (prononcée oua-ha-ca) est renommée pour sa formidable cité zapotèque de Monte Alban. Cette ville de plus de 250 000 habitants regorge aussi d’expériences authentiques et de délices locaux. Tour d’horizon.

Ce qui frappe en arrivant à Oaxaca? Les couleurs. La vivacité culturelle de la ville se fait sentir sur les murs et dans les rues. Les édifices ont préservé leur héritage colonial. Les façades arborent souvent des teintes franches, allant du bleu à l’orange.

En arpentant les rues, on voit des peintures murales vibrantes, souvent à la mémoire de la révolution mexicaine et de ses héros comme Emiliano Zapata.

Les amateurs de musées et de galeries d’art seront servis. Le Musée d’art contemporain et le musée Rufino Tamayo sont d’excellents rendez-vous pour découvrir les artistes locaux qui ont créé un style propre à Oaxaca. Rufino Tamayo (1899-1991) est d’ailleurs l’un des muralistes les plus reconnus du Mexique et ses explorations de couleurs et de lumières sont à découvrir.

Plusieurs petites galeries indépendantes se sont enracinées non loin de l’église de Santo Domingo. On y trouve des oeuvres parfois subversives, toujours très colorées.

Le Musée du textile, bien que petit, préserve l’héritage des tisserands de la région en offrant notamment des ateliers. Plusieurs expositions y sont présentées.

Faire la fête

Les fiestas et les défilés sont fréquents à Oaxaca. Le Zocalo, place centrale, est toujours animé par ses terrasses et ses vendeurs ambulants. À ne pas manquer en juillet, les célébrations de la Guelaguetza, festival de danse folklorique qui attire des milliers de personnes.

Oaxaca a aussi une réputation de pôle gastronomique. La région clame que c’est elle qui a créé la cuisine mexicaine avec les sauces mole (mo-lé). Ces sauces épaisses et complexes faites à partir de poudre d’épices se déclinent en plusieurs saveurs.

Le mole classique d’Oaxaca, le mole negro, contient notamment du chili, de l’ail et du cacao. Cette sauce noire enveloppe souvent un morceau de viande avec son goût fumé et épicé. Dans les marchés locaux, toutes ces sauces sont offertes et si on est un peu téméraire, on peut acheter les ingrédients nécessaires pour concocter son propre mole maison.

La région est le principal producteur de mezcal, alcool rugueux en bouche, mais riche en subtilités, fait à base d’agave, une plante dont la tequila est également issue. Ses méthodes de production et ses terroirs différents font du mezcal un alcool d’appellation contrôlée, parfois infusé avec des herbes ou des fruits. Selon la tradition, il faut siroter le mezcal, et on peut l’accompagner d’une tranche d’orange et d’une pincée de sel mexicain. Dans les marchés d’Oaxaca, les marchands se suivent et vous feront goûter volontiers à leurs multiples mezcals.

Une visite unique

Avec un peu plus de temps, il est possible de faire la route des mezcalerias, ces distilleries établies entre Oaxaca et le village de Matatlán. Pour éviter les visites touristiques convenues, il faut trouver le bien nommé Epiphanio dans le village de Mitla, situé non loin de là. Cet antiquaire passionné collectionne les mezcals depuis des décennies et il en possède des dizaines de cruches différentes. Il partagera volontiers ses connaissances encyclopédiques sur cet alcool bien à l’image d’Oaxaca: parfois abrasif, mais toujours vibrant et chaleureux.

Epiphanio_Oaxaca

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